Quelles sont les villes françaises où les femmes sont bien soignées ? Voici les résultats de notre palmarès 2026 – EXCLU
Des critères locaux fiables…
C’est à l’aune de la municipalité – et pas à celle du département ou de la région -, au plus proche des gens et de leur vie quotidienne, que nous avons calculé la densité des généralistes, des gynécologues, des infirmiers, des sage-femmes, que nous avons compté le nombre de maternités, de services hospitaliers spécialisés dans l’endométriose, la ménopause, l’assistance médicale à la procréation (AMP), la sexualité ; que nous avons pris le pouls des politiques municipales, en interrogeant le nombre de conseillers municipaux dédiés ou les actions de prévention menées par les mairies, qui, dans bien des cas, sont leur seule prérogative quand il s’agit de santé.
En contrepartie, nous nous sommes privés d’indicateurs importants, dont ne disposent pas les sources que nous avons sollicitées, qu’il s’agisse des Agences régionales de santé (ARS), de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), de l’agence de biomédecine, de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), du site sante.fr… Pour certains critères, comme le traitement de l’endométriose et de la ménopause, ou la bonne volonté des conseils municipaux, il nous a d’ailleurs fallu nous retrousser les manches et compiler nous-mêmes les données.
Ces données, et les autres, nous les avons ensuite pondérées : nous ne nous sommes pas contentés de publier des chiffres bruts, mais leur avons attribué une note, par souci d’égalité de traitement entre les villes et parce que tous les indicateurs n’ont pas la même valeur. Nous les avons également rapportés à la population concernée, les femmes de plus de 15 ans selon le recensement de 2022. Dans l’absolu, le nombre de gynécologues, de centres experts en matière d’endométriose ou dédiés à l’AMP et à la conservation d’ovocytes, de services d’aide aux femmes en situation de vulnérabilité… n’a pas grande signification.
Des données non pertinentes
Pour ne pas fausser notre classement en comparant des données non comparables, nous avons dû renoncer à utiliser certains indicateurs pourtant non négligeables, comme le taux de participation au dépistage des cancers du sein et de l’utérus, l’activité et les personnels des centres de Protection maternelle et infantile (PMI), les recours à l’IVG… Les chiffres correspondants ne sont disponibles qu’à l’échelle du département et nous nous sommes refusés à les extrapoler.
Autre angle mort de notre palmarès, les troubles cardiovasculaires, dont les femmes, exposées au tabac ou à la pollution notamment, sont de plus en plus nombreuses à souffrir. Compter le nombre de cardiologues est nécessaire mais pas suffisant, puisqu’ils soignent aussi bien les femmes que les hommes. Même réserve à propos des Centres de lutte contre le cancer (CLCC), dont la présence ou l’absence ne dit rien sur les spécialités qu’ils abritent et qui s’adressent à un bassin de vie qui s’étend au-delà des villes où ils sont établis.
Enfin, nous n’avons pas considéré : la qualité de l’air, les mesures prises par certaines municipalités en faveur des circulations douces ou contre les îlots de chaleurs, leur soutien aux associations de femmes… autant d’éléments qui relèvent certes du soin, mais sont difficilement quantifiables.
Santé des femmes : les 17 indicateurs exploités dans ce palmarès
Présence d’un centre hospitalier ou d’un CHU, d’un centre expert ménopause ou endométriose, d’un centre de lutte contre le cancer, d’un centre d’assistance médicale à la procréation (AMP), d’un centre de conservation des ovocytes, d’un centre de santé sexuelle, nombre de maternités, densité de gynécologues libéraux, densité de cardiologues, accessibilité aux professionnels de santé, aux généralistes, aux infirmiers, aux sages-femmes, existence d’une délégation municipale aux droits des femmes ou à la santé, existence d’une Maison des femmes, existence d’une aide aux femmes en situation de vulnérabilité, mais aussi passage du Bus des femmes.
Retrouvez l’intégralité du palmarès des villes françaises où les femmes sont bien soignées dans le prochain numéro de Femme Actuelle, en kiosque le 28 février.