Vous faites souvent votre plein d’essence le mardi, entre deux trajets école‑boulot, simplement parce que c’est le jour qui tombe bien ? Sans y penser, beaucoup d’automobilistes reproduisent chaque semaine ce réflexe. Or le prix du carburant n’est pas figé : il bouge au rythme des livraisons, des stocks et des marchés pétroliers.
En France, 99 % du pétrole consommé est importé et le tarif à la pompe résulte d’un mélange de cours du Brent, de raffinage, de transport‑distribution et de taxes. Pourtant, ce sont surtout les marges de distribution qui varient au fil des jours. Et dans cette mécanique discrète, le plein le mardi peut vite devenir une mauvaise affaire.
Carburant : pourquoi le mardi peut devenir le pire jour pour faire le plein
Le week‑end, les déplacements se multiplient, les cuves se vident et les stations encaissent un pic de demande. Dès le lundi, les camions‑citerne réapprovisionnent et les gérants recalculent leurs prix en fonction des nouvelles cotations des produits raffinés, notamment sur le marché de Rotterdam. Le mardi, les cuves sont pleines de ce carburant acheté au nouveau tarif, souvent plus élevé.
