1. Tenir un journal alimentaire
Noter ce que l’on mange, mais aussi les symptômes qui suivent – ballonnements, gaz, douleurs – permet d’identifier les aliments mal tolérés.
“Ce suivi aide à repérer les habitudes alimentaires et à adapter son régime sans recourir à des exclusions inutiles“, précise le Dr Méjean.
2. Mastiquer suffisamment
Une mastication insuffisante perturbe la digestion et augmente l’ingestion d’air.
“Une alimentation prise trop rapidement favorise l’aérophagie, ce qui majore la production de gaz dans l’estomac et les intestins“, explique le spécialiste.
Il recommande de prendre le temps de mastiquer chaque bouchée, de poser les couverts entre deux prises, et d’éviter de parler en mangeant. Ces gestes simples réduisent l’entrée d’air et facilitent le travail digestif dès l’estomac.
3. Réduire les sources d’aérophagie
Boissons gazeuses, chewing-gum, utilisation de pailles ou conversations pendant les repas sont autant de facteurs qui favorisent l’entrée d’air dans le système digestif.
“Limiter ces comportements permet de diminuer significativement l’accumulation de gaz“, note le Dr Méjean.
4. Fractionner les repas
Plutôt que trois repas lourds et copieux, mieux vaut répartir son alimentation sur la journée en plusieurs portions plus légères.
“Le fractionnement facilite le travail digestif et limite les fermentations excessives dans le côlon“, indique le gastro-entérologue.
5. S’hydrater en dehors des repas
Boire de l’eau régulièrement est essentiel, mais pas en grande quantité pendant les repas.
“Une hydratation continue dans la journée améliore le transit sans altérer la digestion gastrique“, souligne le Dr Méjean.
Il conseille de boire par petites gorgées, dès le matin, puis tout au long de la journée – entre les repas plutôt qu’au moment de manger, pour éviter de diluer les sucs digestifs. L’idéal : répartir 1,5 à 2 litres d’eau sur la journée, sans attendre d’avoir soif.