Le 25 novembre 2023, Gérard Collomb s’en est allé à 76 ans. L’ancien maire de Lyon accède au poste de ministre de l’Intérieur en 2017 et à entendre sa fille Clémence, c’est à partir de là que les ennuis ont commencé pour lui.
Il a longtemps été l’une des figures du Parti solialiste français, mais c’est bien dans la ville de Lyon qu’il s’est fait un nom. Maire de 2001 à 2017 et de 2018 à 2020, ainsi que président de la métropole de Lyon de 2015 à 2017, il est l’une des personnalités qui a marqué la troisième ville la plus peuplée de France. Atteint d’un cancer, l’ancien ministre s’est battu contre une forme “sournoise” de la maladie pendant plusieurs mois. Le 25 novembre 2023, sa veuve Caroline a annoncé son décès dans un court message transmis à l’AFP.
Une bien triste nouvelle pour sa famille et ses proches, qui ont pu lui rendre un dernier hommage lors de ses obsèques en la cathédrale Saint-Jean de Lyon quelques jours après son décès. La veuve de l’homme politique, qui avait rejoint La République en marche lors de l’élection présidentielle de 2017, a été soutenue par Emmanuel et Brigitte Macron, mais également par leurs cinq enfants, Thomas, Anne-Laure, Alexandre, Clémence et Camille. Le 25 novembre dernier, 1 an pile après sa disparition, sa fille Clémence, s’est rendue sur le plateau de BFM Lyon pour évoquer la mémoire de son père et lui rendre un bel hommage. “Il a voué sa vie à la chose publique, à la politique. Il lui a consacré 40 ans de sa vie, il y a laissé sa santé. Mais il fait partie de l’histoire de Lyon et de la France”, a-t-elle déclaré.
Gérard Collomb plus le même après son passage Place Beauvau
L’occasion pour la fille de celui qui a porté plainte pour les propos “anti-flics” de Yann Moix il y a quelques années, de revenir sur une période charnière de la vie de Gérard Collomb, son accession au ministère de l’Intérieur en 2017. Un poste auquel il ne va rester qu’un peu plus d’un an et qui l’a profondément marqué, le rendant “triste”, comme l’indique Clémence Collomb. “Il s’est fait trahir de toutes parts. Il a dû laisser sa ville de Lyon, sa famille parce qu’il savait qu’on ne le suivrait pas, mais il s’est senti une responsabilité d’aller au ministère de l’Intérieur même s’il ne le souhaitait pas dans un premier temps, mais il s’est dit qu’il était, en quelque sorte, obligé d’y aller”, analyse-t-elle.