Flambée des prix du gasoil : voici combien vous économiseriez vraiment avec une voiture électrique
Des écarts de prix qui varient selon l’usage de la voiture électrique
Les bornes publiques, elles, réduisent cet avantage sans l’effacer. Sur un réseau comme les Superchargeurs Tesla, facturés autour de 0,29 euro/kWh, le coût passe entre 4 et 7 euros pour 100 kilomètres. Sur les bornes rapides d’autoroute, où les tarifs avoisinent 0,69 euro/kWh, la facture grimpe davantage, jusqu’à 10 à 17 euros selon le gabarit du véhicule.
Même dans ces conditions moins favorables, l’électrique reste globalement compétitive. Pour les citadines et les berlines, il conserve un léger avantage face aux motorisations thermiques, avec quelques euros économisés à chaque trajet. Seule exception notable : les SUV rechargés exclusivement sur bornes rapides peuvent ponctuellement coûter plus cher qu’une voiture essence classique.
© ShutterstockUne voiture électrique plus chère à l’achat, mais rentable à l’usage
Sur l’année, l’écart devient significatif. En privilégiant une recharge à domicile, les économies peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros, voire davantage pour les gros rouleurs. Certains vont plus loin en installant des panneaux solaires, ce qui permet de stabiliser durablement le coût de l’énergie et de s’affranchir en partie des variations du marché. Reste que le calcul ne s’arrête pas au prix de l’énergie. À l’achat, les voitures électriques demeurent plus chères, avec un ticket d’entrée nettement supérieur au thermique, même si l’écart tend à se réduire sur le marché de l’occasion.
En revanche, elles se rattrapent sur l’entretien : absence de vidange, moins de pièces d’usure, interventions plus simples. Résultat, un budget annuel souvent divisé par deux. Malgré un investissement initial plus élevé, l’électrique s’impose comme une option économiquement crédible, surtout dans un contexte de carburants sous tension. À condition d’optimiser ses recharges, le gain est réel, tangible, et s’inscrit dans la durée.