Ce que le pharmacien voit vraiment avec la carte Vitale et le Dossier Pharmaceutique
Quand la carte Vitale est lue, le logiciel interroge votre DP. Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens explique que ce dossier affiche une liste chronologique des médicaments et vaccins délivrés : nom, dosage, quantité, date, pharmacie dispensatrice. En officine, l’historique visible couvre 12 mois pour les médicaments, 3 ans pour les médicaments biologiques et 21 ans pour les vaccins. Rien sur le motif de l’ordonnance, ni sur le diagnostic posé par le médecin.
Cet écran sert d’abord de pare-feu. Le logiciel signale par exemple l’association risquée de deux anticoagulants ou un cumul d’anti-inflammatoires. Le pharmacien voit alors des alertes techniques, pas un jugement moral, et peut refuser une délivrance dangereuse ou appeler votre médecin. Le DP est donc un radar de molécules, pas un registre de confidences.
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Ce que la carte Vitale et le Dossier Pharmaceutique ne montrent jamais
Contrairement à une idée tenace, votre pharmacien ne voit pas vos comptes rendus d’hospitalisation, vos résultats de scanner, ni la liste de vos consultations. Ces documents relèvent d’outils distincts, comme Mon espace santé et le dossier médical partagé, qui obéissent à d’autres règles d’accès. La carte Vitale sert ici uniquement d’identifiant : elle ne stocke pas vos traitements, elle ouvre la porte vers des serveurs distants.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés rappelle que l’accès au DP nécessite toujours la combinaison de la carte de professionnel de santé du pharmacien et de votre carte Vitale, généralement en votre présence. Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens précise de son côté que ni l’Assurance Maladie ni les mutuelles ni l’employeur n’ont accès au contenu nominatif du DP, dont les données complètes sont conservées 3 ans pour les autres médicaments, 5 ans pour les biologiques et 23 ans pour les vaccins avant suppression, selon Service-Public.fr.