Des preuves cliniques sur la longévité et les enzymes hépatiques
Une vaste recherche publiée dans le JAMA Network Open a suivi 4315 patients atteints de stéatose hépatique pendant près de neuf ans. Les résultats montrent que les participants consommant au moins 26,7 milligrammes (mg) de niacine par jour présentaient un risque de mortalité toutes causes confondues inférieur de 30 % par rapport à ceux en consommant moins de 18,4 mg.
Ce bénéfice s’explique par le rôle de la niacine dans la synthèse du NAD+ (nicotinamide adénine dinucléotide), une molécule vitale pour la production d’énergie, la réparation de l’ADN et la fonction mitochondriale. Une autre étude portant sur la nicotinamide a démontré une baisse spectaculaire de 26,6 % de l’alanine aminotransférase (une enzyme hépatique marqueur de lésions) chez les patients supplémentés, ainsi qu’une amélioration significative du cholestérol LDL et de la résistance à l’insuline.
Niacinamide : le choix optimal pour booster le NAD+
Bien que la niacine offre des avantages indéniables, la niacinamide (ou nicotinamide) s’avère être un choix supérieur. Contrairement à la niacine, la niacinamide est le précurseur le plus direct du NAD+ et ne provoque pas de bouffées vasomotrices (ces rougeurs cutanées temporaires et inconfortables typiques de la niacine).

Pour une efficacité maximale, la dose recommandée est d’environ 50 mg de niacinamide trois fois par jour. Il est conseillé d’utiliser la forme en poudre pour un dosage précis (environ 1/64 de cuillère à café correspond à 50 mg). Attention aux compléments surdosés à 500 mg, qui peuvent paradoxalement freiner la production de NAD+ en inhibant l’enzyme NAMPT. Selon les experts en métabolisme cellulaire, privilégier de petites doses fréquentes est la clé du succès.