Cessez-le-feu, baril en baisse : vers 5 à 10 centimes de moins par litre
La trêve au Moyen-Orient doit rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz, par où transitent des volumes massifs de pétrole. Le prix du gaz européen a déjà reculé d’environ 20 %, et le pétrole est repassé sous les 100 dollars le baril, soit environ 92 €. “Les marchés pétroliers ont réagi très rapidement” avec une chute du brut “d’environ quinze dollars”, qui pourrait se répercuter dans les stations “un ou deux jours” plus tard, a expliqué Olivier Gantois, président de l’Ufip, sur BFMTV. Le Brent reste toutefois autour de 94 dollars (environ 86 €), contre 72 dollars (environ 66 €) avant la guerre ; le WTI à 95 dollars (environ 87 €) contre 67 dollars (environ 61 €).
D’après lui, les prix des carburants pourraient baisser de “5 à 10 centimes” le litre “très rapidement”. Sur un plein de 50 litres, cela représente de 2,50 à 5 € de moins. De quoi souffler un peu, même si les tarifs resteraient bien au-dessus de ceux d’avant-crise, le recul actuel ne compensant qu’une partie de la hausse passée.
Pourquoi la baisse des prix des carburants risque de se faire attendre localement
Les automobilistes connaissent le fameux “effet fusée et plume” : les prix montent d’un coup, redescendent doucement. Une station répercute la hausse dès que son prochain camion arrive, mais attend souvent pour baisser, le temps d’écouler ses stocks achetés plus cher. Le rappel de Sébastien Lecornu sur les citernes remplies avant la guerre vise justement ce décalage. Autre élément clé : le pétrole brut ne pèse qu’environ un tiers du prix final, le reste venant des taxes et des coûts de raffinage et de distribution.
Le gouvernement compte sur les contrôles annoncés et sur les “acheminements logistiques exceptionnels” pour limiter les retards et les tensions ponctuelles. Les conducteurs, eux, pourront suivre l’évolution des prix près de chez eux et, si besoin, changer de station pour profiter le plus vite possible de la baisse indiquée.