Ces dernières années, elle ne se déplaçait plus qu’en fauteuil roulant, décrite par ses proches comme trop « meurtrie » pour apparaître en public. Sa retraite loin des projecteurs contrastait avec des décennies passées sous les feux de l’actualité politique française.
Elle laisse derrière elle une image forte : celle d’une femme qui a traversé les épreuves — deuils, infidélités, maladie — avec une constance remarquée, et dont l’engagement en Corrèze reste une page singulière de l’histoire politique de la Ve République.
Avec la disparition de Bernadette Chirac, la France perd l’une des figures les plus emblématiques de la Ve République. Femme de caractère, elle aura marqué l’histoire autant par son rôle de première dame que par son engagement politique personnel en Corrèze. Sa fille Claude a tenu à souligner qu’elle est partie « paisiblement, entourée des siens » — une fin à l’image d’une vie traversée avec, selon ses propres mots, le souci constant de la dignité.