Sommaire
L’été approche, les températures grimpent, et avec elles, un phénomène naturel parfois gênant fait son grand retour : la transpiration.
Face aux auréoles sous les bras, chacun y va de sa petite astuce pour rester au sec.
Parmi les croyances les plus tenaces, l’idée que l’épilation ou le rasage des aisselles permettrait de moins transpirer revient sans cesse.
Que l’on choisisse d’enlever ses poils par souci d’esthétisme ou par recherche de confort, cette habitude a-t-elle un véritable impact sur notre production de sueur ?
Découvrez si se raser les aisselles réduit la transpiration.
En bref
👉 La quantité de sueur reste la même : raser ou épiler vos aisselles n’aura aucun impact sur le volume de transpiration, car les glandes sudoripares se trouvent sous la peau, bien à l’abri du rasoir.
👉 Les odeurs sont considérablement réduites : sans poils pour agir comme des éponges à humidité et à bactéries, la sueur s’évapore plus vite, limitant ainsi fortement l’apparition des effluves désagréables.
👉 L’hygiène et les vêtements sont vos meilleurs alliés : pour rester frais, rien ne remplace une bonne hygiène quotidienne, l’utilisation d’un déodorant adapté et le privilège accordé aux vêtements en fibres naturelles et respirantes.
Pourquoi notre corps fabrique-t-il de la sueur ?

La sueur n’est pas notre ennemie. Au contraire, c’est le système de climatisation naturel de notre corps. Quand la température monte, que ce soit à cause du soleil, d’un effort physique ou d’un coup de stress, notre organisme a besoin de se rafraîchir d’urgence. Pour y arriver, il libère de l’eau sur la peau. En séchant à l’air libre, cette eau fait baisser notre température corporelle. C’est un mécanisme de survie indispensable.
Pour faire ce travail de refroidissement, nous possédons deux sortes de petites usines invisibles sous la peau. Les premières sont réparties partout sur le corps, du front jusqu’aux pieds. Elles fabriquent un liquide très clair, presque comme de l’eau pure.
Les secondes se trouvent dans des zones bien précises, surtout sous les bras. Celles-ci produisent un liquide beaucoup plus épais. Ce liquide contient des graisses et des protéines. C’est cette grande différence de composition qui explique beaucoup de choses sur les petits désagréments que nous connaissons.
D’où viennent les mauvaises odeurs ?

Voici un fait très étonnant : la sueur fraîche ne sent absolument rien. Quand elle sort de notre corps, elle n’a aucune odeur. Alors, pourquoi sentons-nous parfois mauvais à la fin de la journée ? Le coupable n’est pas la transpiration elle-même, mais de minuscules habitants qui vivent sur notre peau.
Notre corps est recouvert de bactéries invisibles et totalement normales pour notre santé. Ces petits organismes adorent le liquide épais produit sous nos bras. Ils s’en nourrissent avec un très grand appétit. Quand ces bactéries digèrent les graisses de la sueur, elles rejettent des déchets naturels.
Ce sont précisément ces déchets qui créent l’odeur forte que nous n’aimons pas du tout. Comme les aisselles sont des endroits chauds, fermés et sombres, c’est le paradis idéal pour que ces bactéries se multiplient à toute vitesse.
